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Taux d'intérêt prêt immobilier 2026 : barèmes par durée, taux d'usure

Taux intérêt prêt immobilier 2026 : barèmes réels de 3,11 % sur 15 ans à 3,51 % sur 25 ans, taux d'usure officiels, simulation chiffrée et conseils

Benoît DenisBenoît Denis 18 min de lecture
ACTU TAUX : Les meilleurs taux de crédit immobilier en janvier 2026

Le taux d'intérêt moyen d'un prêt immobilier en France s'établit à 3,11 % toutes durées confondues en mai 2026 (Banque de France). Par durée, les barèmes observés vont de 3,11 % sur 15 ans à 3,31 % sur 25 ans (Caisse d'Épargne, avril 2026). Les plafonds d'usure en vigueur au 30 juin 2026 encadrent strictement ces taux : 4,07 % pour les prêts de moins de 10 ans, 4,57 % entre 10 et 20 ans, et 3,97 % au-delà.

Le taux d'intérêt d'un prêt immobilier en 2026 s'établit en moyenne à 3,11 %, selon la dernière publication de la Banque de France (mai 2026). Ce chiffre masque des écarts importants : de 3,11 % sur 15 ans à plus de 3,50 % sur 25 ans pour les profils standards, avec un plafond légal : le taux d'usure : qui borne strictement ce que les banques peuvent proposer. Ce guide croise les barèmes observés, les plafonds réglementaires et la règle des 35 % de taux d'effort pour mesurer la faisabilité concrète d'un projet d'emprunt.

Les taux de prêt immobilier en 2026 : où en est-on vraiment ?

Il est intéressant de suivre l'évolution de ces chiffres, notamment le taux crédit immobilier mars 2026 pour anticiper les tendances.

Le taux d'intérêt moyen des crédits immobiliers s'établit à 3,11 % en mai 2026, selon la Banque de France (données publiées par Crédit Agricole Immobilier, 13 juillet 2026). Cette moyenne toutes durées confondues marque une stabilisation après la longue baisse observée depuis le pic de fin 2023.

Comparé à mai 2025, le repli est net : les taux ont perdu environ 40 points de base en un an. Mais depuis le printemps 2026, la tendance n'est plus à la décrue rapide. Les barèmes relevés par les courtiers en juillet 2026 montrent une légère remontée sur certaines durées, notamment le 20 ans, qui gagne 4 points de base par rapport à avril.

Le marché du crédit reste toutefois bien plus favorable qu'en 2023, où les taux dépassaient 4 % sur 20 ans. La capacité d'emprunt des ménages s'est mécaniquement restaurée, même si le niveau des prix immobiliers ne suit pas encore partout cette amélioration.

Comment se forment les taux fixes bancaires ?

Les taux fixes proposés par les banques françaises ne sont pas fixés librement. Ils résultent d'un empilement de trois composantes :

  • Le coût de refinancement bancaire : les établissements empruntent sur les marchés obligataires pour financer les crédits qu'ils accordent. Ce coût est directement lié à l'OAT 10 ans, l'obligation souveraine française à 10 ans, qui sert de référence.
  • La marge commerciale : chaque banque ajoute une marge, variable selon le profil de l'emprunteur et la politique commerciale du moment.
  • Le coût du risque : l'assurance emprunteur et la solidité du dossier modulent ce troisième étage.

Le taux final proposé à l'emprunteur est donc la somme de ces trois couches. Un mouvement sur l'OAT 10 ans se répercute mécaniquement, avec un décalage de quelques semaines.

BCE et OAT 10 ans : les deux curseurs à surveiller

La Banque centrale européenne a abaissé ses taux directeurs à plusieurs reprises depuis juin 2024, ramenant le taux de dépôt à 2,50 % en juin 2026. Ces baisses ont alimenté la décrue des taux immobiliers en 2024-2025.

L'OAT 10 ans française, baromètre quotidien du coût de la dette souveraine, oscille autour de 3,20 % à l'été 2026. Tant que ce niveau reste stable, les taux fixes proposés aux particuliers ne devraient pas connaître de soubresauts majeurs.

Si la BCE décidait une nouvelle baisse, l'OAT 10 ans suivrait et les banques pourraient répercuter le mouvement dans leurs barèmes. Mais une remontée de l'inflation ou une dégradation des finances publiques françaises pousserait au contraire les taux vers le haut.

Tableau des taux immobiliers 2026 par durée d'emprunt

Les taux varient sensiblement selon la durée d'emprunt choisie. Plus la durée s'allonge, plus le risque pour la banque augmente, ce qui se traduit par un taux plus élevé. Le tableau ci-dessous synthétise les barèmes observés au second trimestre 2026.

DuréeTaux moyen (Caisse d'Épargne, avril 2026)Taux profil excellent (Crédit Courtier de France, juillet 2026)
10 ansnon publié par durée2,85 %
15 ans3,11 %3,10 %
20 ans3,24 %3,18 %
25 ans3,31 %3,29 %

Ces taux s'entendent hors assurance emprunteur et hors frais de garantie. Ils représentent le taux nominal facial, pas le TAEG. Un profil dit « excellent » combine un apport personnel d'au moins 20 %, des revenus stables, un taux d'effort inférieur à 30 % et une situation professionnelle sécurisée.

Plusieurs facteurs font varier le taux selon le profil :

  • Apport personnel : un apport supérieur à 20 % du prix du bien réduit le risque bancaire et permet souvent de négocier 10 à 20 points de base.
  • Taux d'effort : rester sous 30 % plutôt que 35 % rassure la banque et améliore le barème proposé.
  • Âge et état de santé : ces critères influencent le coût de l'assurance emprunteur, qui pèse dans le TAEG final.
  • Localisation du bien : certaines banques appliquent des grilles différenciées par zone géographique.

Pour approfondir les spécificités des emprunts longs, consultez les taux prêt immobilier 2026 sur 25 ans.

Taux prêt immobilier 2026 sur 15 ans

Le taux de 3,11 % sur 15 ans (Caisse d'Épargne, avril 2026) constitue un point d'équilibre attractif : la mensualité reste maîtrisée et le coût total du crédit est nettement inférieur à celui d'un prêt sur 20 ou 25 ans. Un emprunt de 200 000 € à 3,11 % sur 15 ans génère une mensualité d'environ 1 390 € hors assurance.

Pour les profils solides, le taux descend autour de 3,10 % (Crédit Courtier de France, juillet 2026). L'écart entre le taux standard et le taux « excellent » est ici quasi nul, signe que la durée de 15 ans est très concurrentielle.

Taux prêt immobilier 2026 sur 20 ans

Sur 20 ans, le taux moyen s'établit à 3,24 % (Caisse d'Épargne, avril 2026), avec des barèmes en légère hausse en juillet : Crédit Courtier de France relève un taux de 3,30 % pour un profil standard sur cette durée.

Un profil excellent peut encore obtenir 3,18 % sur 20 ans (Crédit Courtier de France, juillet 2026). L'écart de 12 points de base entre profil standard et profil excellent représente environ 15 € de mensualité supplémentaire par tranche de 100 000 € empruntés, soit 3 600 € sur la durée totale du prêt.

Taux prêt immobilier 2026 sur 25 ans

Sur 25 ans, le taux atteint 3,31 % (Caisse d'Épargne, avril 2026) et peut monter jusqu'à 3,51 % selon les profils (estimations Crédit Agricole Immobilier, avril 2026). Le Crédit Agricole rapporte un taux moyen de 3,27 % au premier trimestre 2026 pour cette durée.

La durée de 25 ans maximise le pouvoir d'achat immobilier immédiat, mais alourdit le coût total du crédit : l'écart de taux entre 20 et 25 ans, même faible (environ 10 points de base), appliqué sur 5 années supplémentaires, peut représenter plusieurs dizaines de milliers d'euros d'intérêts cumulés. Le taux crédit immobilier 2026 sur 25 ans fait l'objet d'une analyse détaillée.

L'essentiel

  • Le taux moyen du crédit immobilier se stabilise autour de 3,11 % en mai 2026 (Banque de France), après une légère hausse au second trimestre.
  • Les plafonds d'usure en vigueur au 30 juin 2026 vont de 4,07 % (prêts < 10 ans) à 5,29 % (taux variable), publiés trimestriellement par la Banque de France.
  • Un couple avec 4 000 € de revenus nets peut emprunter environ 250 000 € sur 20 ans à 3,30 %, pour une mensualité de 1 400 € et un taux d'effort de 35 % (limite HCSF).
  • Comparer les offres sur le TAEG, pas sur le taux nominal : l'assurance emprunteur et les frais annexes peuvent faire basculer une offre au-dessus du taux d'usure.
  • Plusieurs leviers actionnables permettent d'obtenir un meilleur taux : apport personnel élevé, taux d'effort maîtrisé, recours à un courtier, éligibilité au PTZ.

Taux d'usure 2026 : les plafonds légaux à connaître avant de signer

Le taux d'usure est le plafond légal que les banques ne peuvent pas dépasser lorsqu'elles octroient un crédit. Ce mécanisme, codifié aux articles L. 314-6 et suivants du code de la consommation, protège les emprunteurs contre des taux abusifs. La Banque de France calcule chaque trimestre ces plafonds et les publie au Journal officiel.

Concrètement, le TAEG (taux annuel effectif global) d'un prêt : qui inclut le taux nominal, l'assurance emprunteur, les frais de garantie et les frais de dossier : doit impérativement rester sous le seuil d'usure correspondant à sa durée. Une offre dont le TAEG excède ce plafond est illégale et la banque ne peut pas la commercialiser.

Ce dispositif a joué un rôle critique entre 2022 et début 2024 : la remontée rapide des taux nominaux, combinée au décalage trimestriel du calcul du taux d'usure, a temporairement exclu du marché de nombreux emprunteurs dont le TAEG dépassait le plafond. Depuis 2024, le calcul mensuel des taux d'usure a fluidifié l'accès au crédit.

Comment le taux d'usure protège l'emprunteur

Le taux d'usure fonctionne comme un bouclier. Sa logique est simple : la Banque de France observe les taux moyens pratiqués par les établissements de crédit sur chaque catégorie de prêt, puis applique une majoration d'un tiers. Le résultat forme le seuil d'usure pour le trimestre suivant.

Cette règle des « taux moyens + 33 % » garantit que les banques ne peuvent pas proposer des conditions excessivement éloignées de la pratique du marché. Elle n'empêche pas les écarts de taux entre établissements, mais borne le haut de la fourchette.

📌 Important : l'usure s'apprécie sur le TAEG, pas sur le taux nominal. Une offre affichant un taux nominal de 3,50 % mais assortie d'une assurance emprunteur à 0,80 % peut dépasser le seuil d'usure si celui-ci est fixé à 4,07 %.

Plafonds d'usure en vigueur au 30 juin 2026

Les plafonds en vigueur depuis le 1ᵉʳ juillet 2026 (publiés par la Banque de France le 30 juin 2026 et consultables sur service-public.fr) sont les suivants :

Catégorie de prêt immobilierPlafond d'usure (TAEG)
Prêt à taux fixe < 10 ans4,07 %
Prêt à taux fixe 10 à 20 ans4,57 %
Prêt à taux fixe 20 ans et plus3,97 % (economie.gouv.fr)
Prêt à taux variable5,29 % (economie.gouv.fr)

Le plafond de 3,97 % applicable aux prêts longs (≥ 20 ans) est particulièrement contraignant : un emprunt sur 25 ans à 3,31 % de taux nominal, assorti d'une assurance à 0,36 %, atteint déjà 3,67 % de TAEG. Si les frais de garantie ou de dossier sont élevés, le TAEG peut frôler le seuil. Pour les taux d'emprunt immobilier 2026 toutes durées confondues, ces plafonds constituent la limite absolue que les banques doivent respecter.

Cas pratique chiffré : peut-on emprunter 250 000 € à 3,30 % sur 20 ans en 2026 ?

Prenons le scénario d'un couple avec des revenus nets mensuels de 4 000 € avant impôt. Il souhaite emprunter 250 000 € sur 20 ans à un taux de 3,30 %.

La mensualité hors assurance s'établit autour de 1 400 € par mois (Crédit Agricole Immobilier, mai 2026). Le taux d'effort brut ressort à 1 400 / 4 000 = 35 %, soit la limite haute recommandée par le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) depuis janvier 2021. Ce dossier passe tout juste le filtre : pour obtenir un accord, le couple devra probablement apporter un financement complémentaire ou réduire le montant emprunté.

Le TAEG de ce prêt, en intégrant une assurance emprunteur à 0,34 % et des frais de garantie standards, s'établirait autour de 3,80 %. Comparé au plafond d'usure de 4,57 % applicable aux prêts à taux fixe de 10 à 20 ans (service-public.fr, 30 juin 2026), le dossier reste dans les clous réglementaires avec une marge confortable d'environ 77 points de base.

Simulation mensualité et taux d'effort

Un prêt de 250 000 € au taux nominal de 3,30 % sur 20 ans génère une mensualité théorique de 1 423 € hors assurance. Avec une assurance emprunteur à 0,34 % du capital emprunté (taux de référence pour un couple en bonne santé), la mensualité assurance incluse monte à environ 1 494 €.

Le couple affichant 4 000 € de revenus nets mensuels présente un taux d'effort de 37,4 % une fois l'assurance intégrée. Ce ratio dépasse les 35 % recommandés par le HCSF (economie.gouv.fr). La banque peut néanmoins accorder le prêt si le reste à vivre : 2 506 € pour un couple : est jugé suffisant au regard de la composition familiale et des charges existantes.

La règle HCSF autorise une marge de flexibilité : jusqu'à 20 % de la production trimestrielle de crédit peut déroger au plafond de 35 %, dont 80 % réservés aux primo-accédants. Ce couple primo-accédant pourrait donc bénéficier de cette soupape.

L'impact du profil emprunteur sur le taux obtenu

Le taux de 3,30 % utilisé dans ce cas pratique correspond à un profil standard. Un couple disposant de 50 000 € d'apport personnel (20 % du projet), de revenus stables depuis plus de 3 ans et d'un taux d'effort naturel de 28 % obtiendrait probablement un taux plus avantageux, autour de 3,18 %.

L'écart de 12 points de base représente une économie de 15 € par mois, soit 3 600 € sur la durée totale du prêt. Mais surtout, le taux d'effort passerait de 35 % à 34 %, sécurisant davantage le dossier.

💡 À noter : l'apport personnel ne sert pas uniquement à réduire le montant emprunté. Il constitue un signal de solvabilité pour la banque et permet d'accéder à une grille de taux plus favorable. Un apport de 10 % suffit souvent à déclencher ce changement de grille.

L'erreur courante : confondre taux nominal et TAEG : et ses conséquences

Beaucoup d'emprunteurs comparent les offres bancaires en se focalisant sur le seul taux nominal affiché, par exemple 3,20 % contre 3,35 %. Cette approche expose à deux risques : choisir une offre en apparence moins chère mais dont le TAEG final est plus élevé, ou pire, signer un contrat dont le TAEG franchit le plafond d'usure.

Le taux nominal est le taux d'intérêt appliqué au capital emprunté. Le TAEG englobe, lui, la totalité des coûts obligatoires : intérêts + assurance emprunteur + frais de garantie + frais de dossier. Seul le TAEG permet une comparaison fiable entre deux établissements.

La Fiche d'Information Standardisée Européenne (FISE), remise obligatoirement par toute banque avant la signature de l'offre, détaille ces composantes dans un format normalisé. Elle mentionne le TAEG en caractères gras et le coût total du crédit en euros.

Taux nominal vs TAEG : la différence qui coûte cher

Un exemple concret illustre le piège. Prenons deux offres pour 200 000 € sur 20 ans :

  • Banque A : taux nominal 3,15 %, assurance 0,50 %, frais de dossier 500 €. TAEG ≈ 3,78 %.
  • Banque B : taux nominal 3,25 %, assurance 0,25 %, pas de frais de dossier. TAEG ≈ 3,57 %.

L'offre B, malgré un taux nominal plus élevé de 10 points de base, coûte moins cher en TAEG grâce à une assurance moins onéreuse et à l'absence de frais de dossier. L'emprunteur qui compare sur le seul taux nominal choisirait l'offre la plus coûteuse.

Le TAEG de l'offre A (3,78 %) reste sous le plafond d'usure de 4,57 % applicable aux prêts de 10 à 20 ans (service-public.fr, 30 juin 2026). Mais si l'assurance avait été tarifée à 0,80 % au lieu de 0,50 %, le TAEG aurait grimpé à 4,08 %, réduisant la marge de sécurité.

Comment lire une offre de prêt sans se faire piéger

La FISE est le document de référence pour analyser une offre de prêt. Elle se présente sous la forme d'un tableau standardisé, identique dans toutes les banques de l'Union européenne.

Les points à vérifier systématiquement avant de signer :

  • Le TAEG, en haut de la FISE : c'est le chiffre à comparer d'une banque à l'autre.
  • Le coût total du crédit en euros, qui donne la facture globale sur la durée du prêt.
  • Le détail de l'assurance emprunteur : taux facial, quotité par tête, exclusions de garantie.
  • Les frais annexes obligatoires : garantie (hypothèque, cautionnement), frais de dossier, éventuels frais de tenue de compte.

⚠️ Attention : une offre dont le TAEG dépasse le seuil d'usure applicable ne peut pas être émise par la banque. Si un courtier ou un établissement propose un montage qui contourne ce plafond, il s'agit d'une pratique illicite.

5 leviers pour obtenir un meilleur taux en 2026

Obtenir un taux inférieur au barème standard n'a rien d'automatique, mais plusieurs leviers concrets existent. Actionnés ensemble, ils peuvent faire gagner 20 à 40 points de base sur le taux nominal, soit plusieurs milliers d'euros d'intérêts sur la durée du prêt.

  • Apport personnel : viser au moins 10 % du prix du bien pour changer de grille tarifaire ; 20 % pour les meilleurs taux. L'apport réduit aussi le montant emprunté et donc la mensualité.
  • Taux d'effort maîtrisé : rester sous les 35 % du HCSF (economie.gouv.fr). Un taux d'effort de 28 % est plus valorisé qu'un taux de 34 %.
  • Durée du prêt adaptée : une durée plus courte réduit le taux, mais augmente la mensualité. Trouver l'équilibre capacité d'emprunt / taux d'effort.
  • Courtier en crédit : un courtier expérimenté connaît les barèmes de dizaines de banques et négocie pour le compte de l'emprunteur. Son coût (environ 1 % du montant emprunté, souvent financé) peut être amorti par le gain de taux.
  • PTZ en complément : le Prêt à Taux Zéro (service-public.fr) finance jusqu'à 40 % du prix d'achat pour les primo-accédants sous conditions de ressources. Sans intérêts ni frais de dossier, sur une durée maximale de 25 ans, il allège le recours au prêt bancaire classique. Consultez les conditions d'éligibilité et le taux du Compte Épargne Logement 2026 pour optimiser votre plan de financement.

La renégociation reste une option si les taux baissent après la souscription. Selon economie.gouv.fr, un écart d'au moins 1 point entre le taux initial et le taux du marché justifie économiquement une renégociation. Les frais de remboursement anticipé et les indemnités de réemploi doivent être intégrés au calcul.

Prévisions taux immobilier 2027 : quels scénarios anticiper ?

Anticiper les taux de 2027 relève par nature du scénario, pas de la prédiction. Deux hypothèses principales se dégagent des analyses disponibles.

Le consensus des économistes bancaires table sur une stabilisation. Pourquoi : la BCE semble avoir atteint un niveau de taux directeurs (2,50 %) qu'elle juge compatible avec le retour de l'inflation vers 2 %. L'OAT 10 ans, autour de 3,20 % à l'été 2026, n'a pas connu de rupture de tendance. Dans ce scénario, les taux immobiliers 2027 resteraient dans la fourchette 3,00 % – 3,60 %, sans rupture ni à la hausse ni à la baisse.

Mais deux facteurs pourraient changer la donne : une reprise de l'inflation contraignant la BCE à remonter ses taux directeurs, ou une dégradation de la signature française poussant l'OAT 10 ans au-dessus de 3,50 %. Dans ce cas, les taux fixes proposés aux particuliers remonteraient de 20 à 40 points de base. L'inverse : une baisse significative des taux : nécessiterait un signal clair de la BCE, qui n'est pas à l'ordre du jour.

Le conseil qui ressort de cette configuration : ne pas fonder sa décision d'achat sur un pari de baisse des taux. La capacité d'emprunt actuelle, le projet de vie et le niveau des prix dans la zone visée sont des critères plus solides que le calendrier hypothétique de la BCE.

Scénario stabilisation : BCE en pause, OAT 10 ans stables

Ce scénario prolonge la tendance observée depuis le printemps 2026. La BCE maintient son taux de dépôt à 2,50 % et l'OAT 10 ans évolue dans un corridor de 3,00 % – 3,40 %. Les taux immobiliers oscillent alors dans une bande étroite autour de 3,20 % toutes durées confondues.

Dans ce contexte, les banques retrouvent des marges suffisantes pour prêter sans rationnement. Le taux d'usure, calculé trimestriellement, suit une trajectoire parallèle et ne constitue plus un obstacle à l'octroi de crédit, contrairement à la période 2022-2023. La simulation d'épargne peut aider à calibrer l'apport personnel nécessaire dans cette hypothèse de taux stables.

Scénario remontée légère : inflation persistante et impact sur les taux fixes

Une inflation persistante au-dessus de 3 % en zone euro, couplée à une dégradation du spread OAT-Bund (écart de taux entre la France et l'Allemagne), pourrait produire une remontée modérée des taux fixes bancaires. Dans cette hypothèse, le taux moyen 20 ans passerait de 3,24 % à environ 3,50 % – 3,60 %.

L'impact sur la capacité d'emprunt serait significatif : pour une mensualité cible de 1 400 € sur 20 ans, le capital empruntable reculerait d'environ 10 000 € si le taux passait de 3,24 % à 3,50 %. Les ménages dont le taux d'effort est déjà à la limite du plafond HCSF seraient les plus exposés à ce resserrement.

Ce scénario n'est pas le plus probable à date, mais il justifie de ne pas repousser un projet d'achat dans l'attente d'une hypothétique baisse des taux.

Sources

Fiche pratique

Taux moyen toutes durées (mai 2026)3,11 % (Banque de France)
Taux 15 ans (avril 2026)3,11 % (Caisse d'Épargne)
Taux 20 ans (avril 2026)3,24 % (Caisse d'Épargne)
Taux 25 ans (avril 2026)3,31 % (Caisse d'Épargne)
Plafond usure fixe < 10 ans4,07 % (service-public.fr, 30 juin 2026)
Plafond usure fixe 10-20 ans4,57 % (service-public.fr, 30 juin 2026)
Plafond usure fixe ≥ 20 ans3,97 % (economie.gouv.fr)
Plafond usure taux variable5,29 % (economie.gouv.fr)
Taux d'effort max HCSF35 % des ressources (depuis janvier 2021)
Simulateur officielservice-public.fr/vosdroits/R54590

Le contenu de cette page a une vocation pédagogique et ne vaut pas recommandation d'investissement. Consultez un intermédiaire agréé pour une analyse adaptée à votre profil.

Questions sur ce sujet

Est-ce que les taux d'emprunt vont baisser en 2026 ?

Selon les analystes et les barèmes de juillet 2026, les taux de crédit immobilier sont en phase de stabilisation après une légère remontée au second trimestre. Le taux moyen Banque de France de mai 2026 s'établit à 3,11 %, en baisse par rapport à mai 2025. Une baisse significative reste toutefois conditionnée à un assouplissement de la BCE, qui n'est pas acquis à date.

Quels seront les taux d'intérêt en 2026 ?

Le taux moyen toutes durées s'établit à 3,11 % (Banque de France, mai 2026). Par durée, les barèmes oscillent entre 3,11 % sur 15 ans et 3,51 % sur 25 ans pour les profils standards (Crédit Agricole Immobilier, avril 2026). Ces taux s'entendent hors assurance emprunteur et varient selon la solidité du dossier.

Quel est le meilleur taux pour un prêt immobilier en 2026 ?

Un profil excellent peut obtenir environ 2,85 % sur 10 ans et 3,10 % sur 15 ans, selon les barèmes de juillet 2026 rapportés par Crédit Courtier de France. Pour un profil standard, le taux moyen se situe autour de 3,24 % sur 20 ans (Caisse d'Épargne, avril 2026), avec des écarts significatifs selon l'apport personnel et le taux d'effort.

Quels sont les prévisions pour les taux de prêt immobilier en 2027 ?

Deux scénarios se dessinent : une stabilisation si la BCE maintient sa pause sur les taux directeurs et que l'OAT 10 ans reste autour de son niveau actuel ; une légère remontée si l'inflation persistait au-delà des anticipations. Dans les deux cas, les analystes ne prévoient pas de retour aux taux inférieurs à 3 % à horizon 2027. Agir selon sa situation personnelle prime sur le pari d'une baisse future.