Taux immobilier en avril 2026 : niveaux par durée, taux d'usure
Taux immobilier avril 2026 : 3,11 % sur 15 ans, 3,24 % sur 20 ans, 3,31 % sur 25 ans. Taux d'usure, PTZ, simulation et erreurs à éviter pour bien emprunter.

En avril 2026, les taux moyens de crédit immobilier s'établissent à 3,11 % sur 15 ans, 3,24 % sur 20 ans et 3,31 % sur 25 ans (Caisse d'Épargne, 23 avril 2026). Le taux moyen Banque de France de juin 2026 atteint 3,17 % (Crédit Agricole, août 2026). Les plafonds d'usure en vigueur depuis le 1er avril sont de 4,00 % (moins de 10 ans), 4,48 % (10-19 ans) et 3,97 % (20 ans et plus, taux fixe).
Les taux immobilier avril 2026 confirment une orientation favorable pour les emprunteurs, avec des niveaux moyens de 3,11 % sur 15 ans, 3,24 % sur 20 ans et 3,31 % sur 25 ans (Caisse d'Épargne, 23 avril 2026). Ce contexte de détente progressive, amorcé après le pic de 2024, s'accompagne d'une actualisation des plafonds d'usure au 1er avril 2026. Comprendre l'écart entre le taux pratiqué et le plafond légal devient un levier concret pour calibrer son projet : c'est ce que cet article détaille, durée par durée.
Comparatif en un coup d'œil
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| Catégorie de prêt | Taux moyen (avril 2026) | Taux d'usure | Marge (pts de base) |
|---|---|---|---|
| Prêt fixe < 10 ans | 3 % | 4 % | 100 pb |
| Prêt fixe 10 à 19 ans | 3.11 % | 4.48 % | 137 pb |
| Prêt fixe ≥ 20 ans | 3.31 % | 3.97 % | 66 pb |
| Prêt à taux variable | n.c. | 5.29 % | n.c. |
| Prêt-relais | n.c. | 3.96 % | n.c. |
Taux immobilier en avril 2026 : les niveaux moyens constatés
Les taux pratiqués par les établissements de crédit en avril 2026 se situent à 3,11 % sur 15 ans, 3,24 % sur 20 ans et 3,31 % sur 25 ans, selon les données publiées par la Caisse d'Épargne le 23 avril 2026. Ces valeurs s'inscrivent dans une fourchette relativement resserrée de 20 points de base entre le 15 ans et le 25 ans : un écart modéré qui reflète une courbe des taux encore relativement plate.
À titre de référence plus large, le taux moyen publié par la Banque de France pour juin 2026 s'établit à 3,17 % (Crédit Agricole e-immobilier, 14 août 2026). Ce chiffre, qui couvre l'ensemble des durées et des catégories de prêts, donne une indication de la tendance de fond du marché du crédit immobilier. Il est légèrement inférieur aux taux moyens par durée cités plus haut, ce qui s'explique par un poids plus important des durées courtes et intermédiaires dans le panel Banque de France.
Ces niveaux restent très en deçà des plafonds d'usure en vigueur depuis le 1er avril 2026. La marge entre taux pratiqué et taux d'usure constitue un indicateur concret de la capacité des banques à prêter : plus elle est large, plus les emprunteurs disposent de flexibilité pour intégrer le coût de l'assurance emprunteur et des frais annexes dans leur TAEG.
Pour comprendre plus en détail l'évolution des conditions de prêt pour l'année à venir, vous pouvez consulter les prévisions des taux de prêt immobilier en 2027.
Taux moyens par durée : 15, 20 et 25 ans
Le barème observé en avril 2026 se décline ainsi :
- 15 ans : 3,11 % : le taux le plus attractif, réservé aux profils disposant d'un apport conséquent et d'une capacité d'endettement confortable.
- 20 ans : 3,24 % : la durée intermédiaire, la plus couramment choisie par les acquéreurs de résidence principale.
- 25 ans : 3,31 % : le taux le plus élevé du panel, mais qui permet de réduire la mensualité et d'accéder à un bien plus onéreux.
Ces taux moyens (Caisse d'Épargne, 23 avril 2026) servent de référentiel indicatif. Chaque établissement ajuste son offre en fonction du profil de l'emprunteur. Un même taux nominal peut ainsi donner lieu à des TAEG très différents selon les frais de dossier et le coût de l'assurance emprunteur.
Contexte : une baisse progressive depuis fin 2024
L'année 2026 s'est ouverte sur des taux stables après le ralentissement de la hausse observé en 2024 (Crédit Agricole e-immobilier, janvier 2026). Depuis, la tendance est à la détente : les taux moyens ont perdu environ 30 à 40 points de base entre le pic de fin 2024 et avril 2026.
Cette orientation favorable ne doit pas masquer les disparités entre établissements. Certaines banques, en quête de parts de marché, affichent des taux sensiblement inférieurs à la moyenne. D'autres, plus prudentes ou contraintes par leurs coûts de refinancement, restent au-dessus. Pour une analyse plus fine de la trajectoire annuelle, notre article sur les prévisions de taux immobilier pour 2026 détaille les anticipations trimestre par trimestre.
Taux d'usure en avril 2026 : les plafonds légaux à connaître
Le taux d'usure est le taux maximal légal auquel un établissement de crédit peut prêter. Fixé chaque trimestre par la Banque de France, il est calculé en majorant d'un tiers le taux effectif moyen pratiqué par les banques au cours du trimestre précédent. Ce mécanisme, issu de la loi Scrivener, protège l'emprunteur contre des conditions abusives mais peut aussi, lorsque le plafond est trop bas, exclure certains profils du crédit.
Depuis le 1er avril 2026, de nouveaux plafonds sont entrés en vigueur (economie.gouv.fr). L'enjeu pour un emprunteur est simple : le TAEG de son offre de prêt : et non le taux nominal : doit rester inférieur au plafond d'usure applicable à sa catégorie de prêt. Un taux nominal attractif peut ainsi masquer un TAEG qui dépasse le seuil légal, rendant l'opération impossible.
Définition et rôle du taux d'usure
Le taux d'usure est défini par les articles L. 314-6 et suivants du Code de la consommation. Il constitue un plafond absolu : aucun établissement de crédit ne peut consentir un prêt dont le TAEG excède ce seuil, sous peine de sanctions pénales.
Chaque catégorie de prêt possède son propre taux d'usure, calculé trimestriellement à partir du taux effectif moyen observé sur les trois mois précédents, majoré d'un tiers. Pour le trimestre en cours, le taux effectif moyen de référence publié par Legifrance (Avis du 26 mars 2026) pour la catégorie des prêts à taux fixe de 20 ans et plus s'établit à 4,31 %. Le plafond d'usure qui en découle (4,31 % × 4/3 ≈ 5,75 % avant encadrement spécifique) est ensuite ajusté selon les règles réglementaires.
Plafonds applicables en avril 2026 par catégorie
Les nouveaux taux d'usure entrés en vigueur le 1er avril 2026 se répartissent ainsi (economie.gouv.fr) :
- Prêt à taux fixe < 10 ans : 4,00 %
- Prêt à taux fixe de 10 à 19 ans : 4,48 %
- Prêt à taux fixe ≥ 20 ans : 3,97 %
- Prêt à taux variable : 5,29 %
- Autres catégories (prêts-relais notamment) : 3,96 %
Pour le trimestre suivant (T3 2026), les plafonds publiés par service-public.fr (valables jusqu'au 30 juin 2026) s'établissent à 4,07 % pour les prêts à taux fixe de moins de 10 ans et 4,57 % pour ceux de 10 à 20 ans. Ces valeurs sont légèrement supérieures à celles d'avril, traduisant une légère remontée des taux effectifs moyens de référence.
Marge entre taux moyen pratiqué et plafond légal
L'écart entre le taux moyen pratiqué et le plafond d'usure constitue l'angle différenciant de cette analyse. Sur la durée la plus longue (25 ans), l'écart est de 66 points de base : le taux moyen constaté (3,31 %) contre un plafond d'usure de 3,97 %. C'est dans cette marge que doivent se loger l'assurance emprunteur, les frais de dossier et les garanties : autant de composantes qui viennent alourdir le TAEG.
Sur 15 ans, la marge est plus confortable : 137 points de base (3,11 % vs 4,48 %). Cette différence explique pourquoi les banques restent plus sélectives sur les durées longues : le coussin de sécurité entre le taux nominal et le taux d'usure y est bien plus mince. À titre de comparaison, Boursorama (8 avril 2026) relevait que le taux d'usure ≥ 20 ans était remonté à 5,19 % avant de redescendre : contre 5,13 % précédemment, illustrant la volatilité trimestrielle du seuil.
Ce qui change en avril 2026 : usure, PTZ et contexte réglementaire
Deux évolutions marquent le mois d'avril 2026 pour les candidats à l'emprunt immobilier. D'une part, l'entrée en vigueur des nouveaux taux d'usure au 1er avril. D'autre part, la poursuite du dispositif PTZ élargi aux habitations neuves depuis le 1er avril 2025.
Ces deux éléments se combinent dans le calcul global de la capacité d'emprunt : le PTZ vient réduire le montant du prêt principal soumis aux taux du marché, ce qui, mécaniquement, réduit le TAEG global et éloigne le risque de buter sur le plafond d'usure.
Nouveaux taux d'usure : ce qui change au 1er avril 2026
La publication des nouveaux taux d'usure par la Banque de France au 1er avril 2026 a introduit les seuils détaillés plus haut : 4,00 % pour les prêts de moins de 10 ans, 4,48 % pour les prêts de 10 à 19 ans, 3,97 % pour les prêts de 20 ans et plus (economie.gouv.fr, page « Ce qui change en avril 2026 »).
La catégorie des prêts de 20 ans et plus reste la plus contrainte, avec un plafond sous la barre des 4 %. Cette spécificité française : un taux d'usure qui se rapproche du taux moyen pratiqué sur les longues durées : continue d'alimenter les débats sur l'accès au crédit des primo-accédants, qui empruntent majoritairement sur 20 à 25 ans. Pour approfondir, nos prévisions du marché immobilier en 2026 analysent l'impact de ce phénomène sur les volumes de transactions.
PTZ en 2026 : conditions et profils éligibles
Le Prêt à taux zéro reste pleinement opérationnel en 2026. Depuis le 1er avril 2025, il a été étendu aux habitations neuves : qu'il s'agisse d'un logement individuel ou d'un appartement en immeuble collectif situé en zone tendue (service-public.fr, actualité du 2 avril 2025).
Ce prêt, sans intérêts et sans frais de dossier, ne peut excéder 25 ans (economie.gouv.fr). Il ne finance pas la totalité de l'achat : il doit impérativement compléter un prêt principal classique. L'éligibilité dépend des ressources du ménage (plafonds de revenus revalorisés annuellement), de la zone géographique du bien et du nombre de personnes destinées à occuper le logement. Le PTZ peut couvrir jusqu'à 40 % du coût total de l'opération dans les zones les plus tendues.
Pour en savoir plus sur l'évolution des taux d'emprunt et leur impact, découvrez si les taux d'emprunt vont baisser en 2026.
CAS PRATIQUE : simulation d'emprunt en avril 2026 sur 20 ans
Prenons le cas d'un couple de primo-accédants souhaitant acquérir une résidence principale de 70 m² au prix national moyen de 3 000 à 3 200 €/m² (Crédit Agricole e-immobilier, 1er avril 2026). Le bien est estimé à 220 000 €. Avec un apport personnel de 30 000 €, le couple sollicite un emprunt de 190 000 € sur 20 ans au taux moyen constaté de 3,24 % (Caisse d'Épargne, avril 2026).
La mensualité indicative (hors assurance) ressort à environ 1 078 € par mois. Le TAEG, intégrant l'assurance emprunteur (estimée à 0,34 % du capital initial par an) et les frais de dossier (environ 1 000 €), s'établirait autour de 3,60 % : soit 37 points de base sous le plafond d'usure de 3,97 % applicable aux prêts à taux fixe de 20 ans et plus. Le prêt est donc légalement accordable.
Le scénario de référence
Les hypothèses du cas pratique :
- Prix du bien : 220 000 € (70 m² à 3 143 €/m²)
- Apport personnel : 30 000 €
- Montant emprunté : 190 000 €
- Durée : 20 ans (240 mensualités)
- Taux nominal : 3,24 % (Caisse d'Épargne, avril 2026)
- Assurance emprunteur : taux annuel indicatif de 0,34 % du capital initial
- Frais de dossier : 1 000 €
La mensualité indicative hors assurance s'établit autour de 1 078 €. Le coût total du crédit (intérêts + assurance + frais) approche 69 000 € sur la durée du prêt. Ces chiffres sont donnés à titre indicatif : chaque établissement propose ses propres conditions. Le calculateur officiel de crédit immobilier sur service-public.fr (rubrique vosdroits/R54590) permet d'affiner la simulation avec ses paramètres personnels.
Vérification du TAEG face au taux d'usure
Le TAEG estimé du scénario s'élève à environ 3,60 %, en intégrant l'ensemble des coûts obligatoires liés au crédit. Le plafond d'usure pour un prêt à taux fixe de 20 ans et plus s'établit à 3,97 % (economie.gouv.fr, avril 2026).
L'écart de 37 points de base laisse une marge confortable. Le dossier serait donc recevable sur le seul critère du taux d'usure : ce qui n'était pas garanti à l'automne 2024, quand les taux pratiqués frôlaient les 4 %. Cette amélioration de la marge disponible explique en partie le redémarrage progressif de la production de crédits immobiliers observé au premier semestre 2026. Pour replacer ce scénario dans une perspective plus longue, les taux d'emprunt immobilier en 2026 sont analysés durée par durée dans notre dossier complet.
Erreur courante : confondre taux nominal et TAEG face au plafond d'usure
L'erreur la plus fréquente en phase de négociation consiste à comparer le taux nominal au seuil d'usure, en occultant les autres composantes du TAEG. Un emprunteur qui obtient un taux nominal de 3,85 % sur 25 ans peut estimer, à tort, que son crédit passe « sous la barre » des 3,97 %. Pourtant, une fois l'assurance emprunteur (0,30 à 0,50 % selon le profil), les frais de dossier et les garanties ajoutés, le TAEG peut dépasser 4,10 ou 4,20 %.
Le refus de financement est alors quasi automatique. La banque n'a pas d'autre choix que de proposer une restructuration du dossier : réduction du montant emprunté, augmentation de l'apport personnel, ou raccourcissement de la durée pour basculer dans une catégorie d'usure plus favorable. Ce point est crucial pour les emprunteurs dont le taux d'endettement est déjà tendu.
Pourquoi le TAEG peut dépasser le taux nominal
Le TAEG agrège plusieurs coûts que le taux nominal ne reflète pas :
- L'assurance emprunteur : obligatoire en pratique pour tout crédit immobilier, elle ajoute entre 0,20 % et 0,50 % du capital initial par an, selon l'âge et l'état de santé.
- Les frais de dossier : ils varient de 0 à 1 500 € selon les établissements.
- Les garanties : hypothèque, caution mutuelle ou privilège de prêteur de deniers, avec des coûts variables.
- Les frais annexes : expertise immobilière, parts sociales selon la banque.
Au total, le TAEG peut excéder le taux nominal de 40 à 100 points de base. Ce différentiel, apparemment modeste, devient déterminant lorsque le taux nominal s'approche du plafond d'usure. Le taux effectif moyen de référence publié par Legifrance (Avis du 26 mars 2026) à 4,31 % pour la catégorie des prêts longs donne une idée du TAEG moyen constaté, assurance comprise.
Conséquences d'un dépassement du taux d'usure
Un TAEG supérieur au taux d'usure rend le prêt illégal : la banque ne peut pas le consentir, même si elle le souhaitait. Deux issues sont alors possibles.
Première option : l'établissement refuse le dossier, sans recours possible côté emprunteur. La jurisprudence constante en la matière est claire : le dépassement du taux d'usure constitue un vice objectif du contrat, insusceptible de régularisation par un accord entre les parties.
Seconde option : la banque propose des ajustements structurels au dossier. Augmenter l'apport pour réduire le capital emprunté, raccourcir la durée pour passer dans une catégorie d'usure plus élevée (le plafond à 4,48 % pour les prêts de 10 à 19 ans est plus favorable que celui de 3,97 %), ou encore changer de formule (taux variable plutôt que fixe, si le profil s'y prête). Chaque levier a ses contreparties. Nos analyses des taux de prêt immobilier en mars 2026 montrent que la vigilance sur le TAEG était déjà le facteur discriminant des dossiers acceptés.
Comment obtenir le meilleur taux en avril 2026 : leviers concrets
Dans un marché où les taux moyens oscillent entre 3,11 % et 3,31 %, l'écart entre une offre standard et une offre bien négociée peut représenter plusieurs milliers d'euros sur la durée du prêt. Les leviers actionnables relèvent autant du profil emprunteur que de la stratégie de mise en concurrence.
Aucune banque n'affiche son « meilleur taux » en vitrine : le taux proposé dépend systématiquement d'une analyse individualisée du dossier. Cinq critères principaux structurent la décision de l'établissement de crédit.
Les critères qui influencent le taux proposé
Pour une vision complète de ce qui attend les emprunteurs sur l'année, nous analysons les prévisions des taux de crédit immobilier en 2026.
Plusieurs facteurs entrent dans la grille de tarification des banques :
- L'apport personnel : un apport supérieur à 20 % du prix du bien rassure l'établissement et peut faire baisser le taux de 10 à 20 points de base.
- La durée du prêt : les taux sont dégressifs avec la durée (3,11 % sur 15 ans vs 3,31 % sur 25 ans, Caisse d'Épargne, avril 2026). Raccourcir l'emprunt réduit le taux mais augmente la mensualité.
- Le profil de revenus : un taux d'endettement sous 30 % et des revenus stables (CDI, fonction publique) sont valorisés.
- L'épargne résiduelle : conserver une épargne de précaution après l'achat (quelques milliers d'euros) rassure sur la capacité à absorber un imprévu.
- Le projet : une résidence principale dans une zone dynamique est mieux notée qu'un investissement locatif dans une zone détendue.
Comparer et négocier : démarches pratiques
La mise en concurrence reste le levier le plus efficace pour obtenir un taux compétitif. Trois démarches sont recommandées :
- Solliciter au moins trois établissements : une banque traditionnelle, une banque en ligne et une banque mutualiste. Les grilles tarifaires varient sensiblement d'un réseau à l'autre.
- Passer par un courtier : il a accès aux grilles négociées des banques partenaires et peut obtenir des conditions que le particulier n'obtiendrait pas seul. Son coût (de 0,5 % à 1 % du montant emprunté) peut être amorti par l'économie de taux réalisée.
- Négocier le package complet : taux nominal, assurance emprunteur (penser à la délégation d'assurance, rendue plus accessible par la loi Lemoine depuis 2022), frais de dossier et garanties. Un taux nominal très bas assorti d'une assurance surévaluée peut aboutir à un TAEG moins favorable qu'un taux légèrement supérieur avec une assurance externe compétitive.
Le calculateur officiel de service-public.fr permet de modéliser plusieurs scénarios avant de se lancer dans les démarches. Pour les emprunts longs, notre dossier sur les taux de prêt immobilier sur 25 ans en 2026 détaille les spécificités de cette durée, la plus exposée à la contrainte de l'usure.
Points clés
- En avril 2026, les taux moyens s'échelonnent de 3,11 % (15 ans) à 3,31 % (25 ans), avec un taux Banque de France à 3,17 % en juin.
- Les nouveaux plafonds d'usure au 1er avril 2026 sont de 4,00 % (< 10 ans), 4,48 % (10-19 ans) et 3,97 % (≥ 20 ans fixe).
- La marge entre taux pratiqué et usure est de 66 points de base sur 25 ans (3,31 % vs 3,97 %) : un indicateur clé pour évaluer sa capacité d'emprunt.
- Le TAEG (et non le taux nominal) doit impérativement rester sous le taux d'usure : c'est l'erreur la plus fréquente en phase de négociation.
- Le PTZ reste accessible en 2026, étendu aux habitations neuves depuis avril 2025, sans intérêts ni frais de dossier.
Sources
- economie.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- economie.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- caisse-epargne.fr
- e-immobilier.credit-agricole.fr
Fiche pratique
| Taux moyen 15 ans (avril 2026) | 3,11 % (Caisse d'Épargne, 23 avr. 2026) |
| Taux moyen 20 ans (avril 2026) | 3,24 % (Caisse d'Épargne, 23 avr. 2026) |
| Taux moyen 25 ans (avril 2026) | 3,31 % (Caisse d'Épargne, 23 avr. 2026) |
| Taux moyen Banque de France (juin 2026) | 3,17 % (Crédit Agricole, août 2026) |
| Usure < 10 ans fixe | 4,00 % (economie.gouv.fr, avr. 2026) |
| Usure 10-19 ans fixe | 4,48 % (economie.gouv.fr, avr. 2026) |
| Usure ≥ 20 ans fixe | 3,97 % (economie.gouv.fr, avr. 2026) |
| Usure taux variable | 5,29 % (economie.gouv.fr, avr. 2026) |
| Taux effectif moyen de référence | 4,31 % (Legifrance, Avis 26 mars 2026) |
| Plafond usure T3 2026 (< 10 ans) | 4,07 % (service-public.fr, 30 juin 2026) |
| Plafond usure T3 2026 (10-20 ans) | 4,57 % (service-public.fr, 30 juin 2026) |
| PTZ : durée max | 25 ans (service-public.fr) |
| Prix moyen national 2026 | 3 000 à 3 200 €/m² (Crédit Agricole, 1er avr. 2026) |
| Calculateur officiel | service-public.fr (vosdroits/R54590) |
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Questions sur ce sujet
Quels sont les taux immobiliers en avril 2026 ?
En avril 2026, les taux moyens se situent à 3,11 % sur 15 ans, 3,24 % sur 20 ans et 3,31 % sur 25 ans, selon les données publiées par la Caisse d'Épargne le 23 avril 2026. Le taux moyen Banque de France le plus récent (juin 2026) s'établit à 3,17 % (Crédit Agricole e-immobilier, août 2026).
Quel est le taux d'usure pour un crédit immobilier en avril 2026 ?
Les taux d'usure applicables depuis le 1er avril 2026 (economie.gouv.fr) sont de 4,00 % pour les prêts à taux fixe de moins de 10 ans, 4,48 % pour ceux de 10 à 19 ans, 3,97 % pour les prêts à taux fixe de 20 ans et plus, 5,29 % pour les prêts à taux variable et 3,96 % pour les autres catégories (prêts-relais notamment).
Comment évolue le taux immobilier en 2026 ?
Les taux immobiliers connaissent une baisse progressive depuis fin 2024. Début 2026, ils se sont stabilisés autour de 3,17 %-3,31 % selon les durées, après le ralentissement de la hausse observé en 2024 (Crédit Agricole e-immobilier). La tendance avril 2026 confirme cette orientation favorable pour les emprunteurs.
Peut-on encore bénéficier du PTZ en avril 2026 ?
Oui, le Prêt à taux zéro reste accessible en avril 2026. Depuis le 1er avril 2025, le PTZ est étendu aux habitations neuves (service-public.fr). Il est sans intérêts, sans frais de dossier, d'une durée maximale de 25 ans, et doit compléter un autre prêt principal (economie.gouv.fr). L'éligibilité dépend des ressources du ménage et de la zone géographique.
Quelle est la différence entre taux nominal et TAEG pour un prêt immobilier ?
Le taux nominal est le taux d'intérêt appliqué au capital emprunté. Le TAEG (taux annuel effectif global) intègre, en plus du taux nominal, les frais de dossier, l'assurance emprunteur obligatoire et les éventuelles garanties. C'est le TAEG : et non le taux nominal : qui doit impérativement rester sous le taux d'usure applicable à la catégorie du prêt.
Comment vérifier que mon crédit immobilier ne dépasse pas le taux d'usure ?
Le TAEG mentionné sur votre offre de prêt doit être comparé au plafond d'usure officiel de la catégorie correspondante (durée, type fixe/variable). Les plafonds sont publiés chaque trimestre par la Banque de France et consultables sur service-public.fr. Si le TAEG dépasse ce plafond, la banque ne peut légalement pas accorder le prêt.
